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Illettrisme

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Mettons-nous d’accord sur les mots :

  • Pour les personnes qui ont été scolarisées en France et qui n’ont pas acquis une maîtrise suffisante de la lecture, de l’écriture, du calcul des compétences de base pour être autonomes dans les situations simples de la vie courante, on parle d’illettrisme. Il s’agit pour elles de réapprendre, de renouer avec la culture de l’écrit, et avec les formations de base dans le cadre de la politique de lutte contre l’illettrisme.
  • Pour les personnes qui n’ont jamais été scolarisées, on parle d’analphabétisme. Il s’agit pour elles d’entrer dans un premier apprentissage.
  • Et enfin, pour les nouveaux arrivants dans un pays dont ils ne parlent pas la langue, il s’agit de son apprentissage. En France, on parle du "Français langue étrangère".

Ces mots définissent donc des situations bien différentes.

860 millions d’hommes et de femmes sont, dans le monde, confrontés à l’incapacité de lire et d’écrire, privés des plus simples compétences de base. Les pays industrialisés, où la scolarité est obligatoire, ne sont pas épargnés. Pour qualifier cette situation qui touche tous les âges de la vie, et la distinguer de celle de personnes qui ne sont jamais allées à l’école, la France a choisi le terme d’illettrisme. Un mot dur qui suscite la réaction, l’indignation, mais qui est, encore aujourd’hui, nécessaire pour que ceux qui y sont confrontés ne soient pas oubliés, car ils ont pour caractéristique de chercher à cacher une situation trop souvent synonyme d’échec. Pourtant, faire face aux situations de la vie quotidienne sans avoir recours à l’écrit exige beaucoup de courage et de volonté, et la mise en place d’habiles stratégies de contournement.

"L'illettrisme doit être reconnu comme grande cause nationale en 2011."

Cette demande émane du Conseil d'Orientation pour l'Emploi, en conclusion de son rapport sur l'illettrisme et l'emploi, adopté le 30 novembre 2010.

Cet état de fait interpelle et on peine à identifier les 3,5 millions d'illettrés en France. Qui sont-ils ? Où sont-ils ?

Ce sont en général des personnes qui ont quitté le système scolaire sans diplôme, souvent en situation d'échec et qui ont une réaction de rejet forte dès lors que l'on évoque une situation d'apprentissage à connotation scolaire. Ces personnes sont, pour la plupart, des salariés d'entreprise (de la TPE à la grande entreprise) et elles occupent des fonctions d'opérateurs, d'agent d'exécution, de conducteur de machines voire de conducteur de ligne ou animateur d'une équipe de quelques personnes.

 

La première difficulté pour leur porter secours (en termes de connaissances !) est de les identifier. Pour cela, les responsables d'entreprise ou les responsables de la formation, conscients du problème et surtout de ses conséquences sur l'activité et la compétitivité de l'entreprise, participent au dénombrement de ces personnes.

La seconde difficulté et non la moindre est d'arriver à convaincre ces sinistrés du langage et du calcul de base qu'un apport complémentaire leur sera très utile en termes d'activités professionnelles et de pérennité de leur emploi. Pour convaincre ces personnes, souvent discrètes et n'osant signaler leurs faiblesses, une référence au travail professionnel est souvent l'élément déclenchant d'un processus de re-médiation :

  • arrivée d'un matériel nouveau qui nécessite la lecture de notices et de schémas,
  • la lecture et l'utilisation de notes techniques issues de la hiérarchie,
  • la tenue de fiche de poste,
  • la rédaction de compte-rendu d'activité

 

Ces deux étapes, délicates et souvent longues à mener à bien, sont conduites par l'entreprise et les formateurs spécialisés choisis aussi par l'entreprise.

Viennent ensuite les phases opérationnelles pour remédier aux manques ressentis par l'entreprise et reconnus, plus ou moins par les intéressés. Ces phases opérationnelles, positionner, former, évaluer, se déclinent sous différentes formes de mise en oeuvre selon les souhaits de l'entreprise utilisatrice ou de ses mandants (OPCA, Branche professionnelle, ...), selon les groupes de personnes concernées (effectif, niveau estimé, type d'activité, ...).

 

REDIP propose trois modes de mise en oeuvre selon les populations concernées.

Ils sont développés ci-dessous.

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